_Pour:
_Contact

Il suivait son idée. C’était une idée fixe et il était surpris de ne pas avancer. Jacques Prévert
Une baisse de régime, une fatigue sournoise, un moral en baisse.. C'est pas le moment pourtant : beaucoup de boulot, les dossiers accumulés, la tension liée à la
crise et aux inquiétudes de la période, la pression transmise par la direction, et tous ces changements annoncés...
Il faut que je monte au créneau ! Mais curieusement, j'ai comme une envie de repli. Je me sens "frileux", un peu faible, et je sens la confiance qui s'effrite
...
Bien sûr, l'environnement y est pour quelque chose, l'ambiance est plutôt morbide, la morosité est contagieuse. Le stress et la tension, tout autour de moi,
c'est comme un bouillon de culture. Certains s'en lavent les mains, mais beaucoup ont déjà attrapé ce sale virus. Je ne veux pas plonger. Certains portent un "masque". Mais je ne veux pas avancer
masqué, je veux rester moi même.
Alors? Je fais confiance à mon potentiel et je prends le pari de ma résilience. Mon "système immunitaire" possède tous les ingrédients pour cette alchimie du rebond. Il me faut juste un "catalyseur" pour mobiliser mes ressources internes. Un catalyseur? pourquoi pas un coaching ?
Quand je regarde les étoiles, je regarde un passé révolu depuis des millions d'années. Quand j'entends le tonnerre, la foudre est déjà tombée depuis quelques
secondes. Quand je parle à une tierce personne, je crois m'adresser à elle au présent. Erreur. Grossière illusion !
Bien sûr la vitesse de la lumière et la vitesse du son ne sont pas en cause (ou si peu !). Mais ce que je considère, c'est la repésentation que j'ai de la
personne. J'utilise, bien sûr, la perception de mes sens, notamment l'ouie.
Mais combien de fois je me suis laissé abuser par une trop grande confiance dans ma vue, en oubliant que je porte en permanence des "filtres", en ne prenant pas garde que je focalise souvent sur
un détail ? Combien de fois me suis je rendu compte, après coup, que j'avais projeté un a priori (favorable ou non d'ailleurs) sans rapport avec l'état présent physique et moral de la personne ?
Combien de fois ai je imaginé (sans en avoir conscience) que la personne était telle qu'elle était (ou supposée être) lors de notre dernière rencontre ?
Une chose est sûre: la personne à laquelle je m'adresse n'est pas celle que je crois. Entre elle et moi, il y a une faille psycho temporelle ! Attention de ne
pas tomber dedans ...
La décroissance est arrivée sans prévenir.. L'impensable, l'absurde, l'irrationnel ont envahi tout l'espace. Il n'y
avait pourtant pas de place pour cet événement dans nos projections, encore moins dans nos attentes. Henry Kissinger, ce grand humoriste, disait "il ne peut y avoir de crise prochaine, mon agenda
de la semaine est plein". Anticiper, ce n'est pas prévoir, mais, plutôt, êre ouvert à l'imprévu, voire à l'improbable.
L'entrée dans la crise s'est faite par la finance et l'économie, la sortie se fera par une autre porte. Mobiliser la finance et l'économie, surtout sur d'anciens schémas, ce n'est pas
suffisant. Il ne s'agit pas de consolider le chêne dans la tempête, mais bien de réaliser la transmutation en roseau!
Cette alchimie passe par une radicale mise en question personnelle et collective: expression sincère et partage des craintes, retour aux valeurs de base, recherche du sens profond de nos
démarches existentielles, simplification des processus, réhabilitation des ressentis et de l'intuition dans la résolution des problèmes, flexibilité des postures et des parcours, promotion de
l'initiative et de la créativité.
Un projet de changement, un vrai projet. Cessons de faire le gros dos et traitons la traversée de crise comme un vrai projet!
C'est l'arbitre qui siffle la fin de partie. Que serait la partie sans arbitre? L'arbitre agit en toute indépendance et impartialité, il prend en compte toute
l'information disponible et la complète en questionnant, en vérifiant, en décodant. Puis il rend, en son âme et conscience, sa sentence.
Le recours à un arbitre dans un litige du travail (bien souvent à propos d'une rupture du contrat de travail) permet, après écoute des parties, de trancher le
différend de façon équitable. Bien plus rapide que le recours judiciaire, bien moins douloureux, bien plus pratique. Une pratique de plus en plus utilisée.
L'alternative pertinente demeure le recours à la médiation: avec l'aide du médiateur qui a mis en place les conditions du dialogue, les parties co-construisent leur solution.. et préserve la relation.
J'ai une touche. Rencart. On se présente gentillement. Puis on vient à l'objet de notre rendez vous. Je vérifie si elle sait bien de quoi il s'agit, si elle connait
le processus et surtout.. si elle est consentante. En effet, ça ne peut bien fonctionner que si la personne est volontaire. Peu importe si le contact a été
établi sur recommandation, voire sur prescription, il faut que la personne soit volontaire. Question d'efficacité, et .. d'éthique.
Nous établissons ensemble l'objectif , au moins l'objectif "officiel", et je suis ferme s'il y a erreur de casting: je ne suis pas un térapeuthe!
L'addiction, la dépression ou la névrose, c'est ailleurs. Ces préliminaires étant posés, je confirme que nous pouvons faire ensemble. Le coaching peut commencer...