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Il suivait son idée. C’était une idée fixe et il était surpris de ne pas avancer. Jacques Prévert
Pour faciliter la réconcilation et comprendre les deux personnes en conflit, nous ne devons prendre parti ni pour l'une ni pour l'autre. Cela demande du courage dans la mesure où ceux que nous voulons aider peuvent parfois nous détruire. Après avoir écouté des deux côtés, nous pouvons dire à chacun la souffrance de l'autre, ce qui apportera une grande compréhension. Thich Nhat Hanh (la plénitude de l'instant)
La rupture conventionnelle du contrat de travail ouvre un champ nouveau à la
négociation. Finie l'hypocrisie du licenciement arrangé assorti d'une transaction bidon. La négociation entre l'employeur et le salarié partant prend une légitimité nouvelle. La difficulté
demeure.
Se parler sur fond de crise, engager un vrai dialogue dans le respect et l'écoute mutuelle, ne pas renoncer à jouer tactique mais sans tromperie, tenter de comprendre l'autre sans valider ses
arguments, sortir du piège gagnant/ gagnant pour rentrer dans une logique accepté/accepté, co construire une solution commune, rétablir au passage une relation durable, se quitter sans amertume,
fermer proprement un cycle pour mieux en entamer un autre. Voilà l'enjeu!
Accompagner dans cette démarche, en toute neutralité et indépendance, c'est le rôle du médiateur.
Un "tiers" vaut mieux que 2 tu l'auras ... pas ! Sûr ! Et tout particulièrement en matière de rupture de contrat de
travail. La rupture conventionelle, qui vient prendre la place disponible entre la démission et le licenciement à l'initiative de l'employeur, ouvre un champ immense à la négociation. L'accord
mutuel des parties pour la rupture achoppe, cependant souvent, sur le montant des indemnités et autres modalités de départ. Il est alors précieux de convenir ensemble de recourir à un arbitre ou
à un médiateur.
L'arbitre, après avoir négocié une convention d'arbitrage avec les parties, examinera leurs mémoires et entendra leurs arguments avant de formuler sa décision par une sentence arbitrale.
Le médiateur, après avoir rétabli le dialogue sur la base de règles de communication convenues dont il se portera garant, assistera les parties -en toute neutralité- dans la
co-construction de leur solution.
Dans les 2 cas, la démarche est, le plus souvent, bien moins longue et coûteuse qu'un contentieux. De plus la relation peut être préservée et la transition se faire en douceur. En somme, ce tiers "payé" se révèle ... un tiers "payant" !
La montée progressive des maladies chroniques et des maladies dites de "civilisation" à l'assaut de la santé des hommes et des femmes en ce début de millénaire
n'est plus un secret. Il reste l'illusion que le progrès et la médecine en viendront à bout comme les maladies microbiennes au siècle dernier. En tous cas, les
entreprises semblent peu concernées par ce grignotage de la santé publique, non pas tant à cause du mirage de l'accroissement (bien temporaire) de la longévité, mais surtout parce que les
personnes atteintes sont en majorité invalidées après l'age de la retraite. Ce qui ne veut pas dire qu'elles ne sont pas affectées déjà des années plus tôt.
Mais il y a plus pernicieux encore: la dégradation invisible du bien être physique, le développement de symptômes fluctuants et incontrôlables (affections de peau, problèmes digestifs,
fatigue sans cause apparente, baisse de tension erratique, lourdeur des membres, perturbation du sommeil), l'impression d'être trahi par son corps, la perte de vitalité. Le phénomène se répand de
façon lente et insidieuse et nous manquons de repères pour en prendre vraiment conscience. Mais il semble se confirmer que les personnes sont plus fragiles désormais
que la génération précédente.
A lire :
E3D.pdf