Jeudi 13 décembre 2007
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19:54
L’atmosphère est devenue lourde. De gros nuages s’accumulent et personne ne sait plus d’où vient le vent. Les portes claquent et, au fond du couloir, on entend, par
moments, des cris sauvages. Franchement ils ont l’air d’avoir changé. Ca vole bas. De drôles d’oiseaux ! Ils rasent les murs. L’ambiance est électrique. On aimerait que l’orage pète,
mais cela ne semble jamais devoir venir. On respire mal, à petites goulées rapides. Comme si des miasmes malsains polluaient l’air. On étouffe ici. Les plantes vertes font grise mine. On entend
un bruissement permanent du côté de la machine à café. On ne sait rien. La photocopieuse est en panne et personne ne s’en occupe. On est revenu au carbone. Les cadres ne quittent plus leur
parapluie. Le chef ne sort pas de son bureau. Décidément, le climat social est pourri. Pour en sortir, il faudra plus qu’un petit geste pour l’écologie…
Par Meodis
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Publié dans : Dialogue social
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Dimanche 9 décembre 2007
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12:55
J'ai croisé mon pote. Il avait les 2 yeux au beurre noir. Je lui ai demandé ce
qui lui était arrivé. Il m'a dit qu'il avait pris ça à la messe.
"A la messe?". "Oui, j'avais, debout devant moi, une jeune femme habillée d'une jolie robe à fleurs. J'ai remarqué que
le tissu de la robe était coincé dans ses fesses". "Et alors?". "Alors, délicatement, j'ai tiré le tissu pour remettre les choses à plat. Elle s'est retournée vivement et m'a donné un violent
coup de poing" . "Waouhhh! Mais... l'autre oeil?". "J'ai voulu réparer ma bêtise, et j'ai simplement remis le tissu en place en le poussant avec les doigts...".
Comme quoi, quand ça ne marche pas, faire plus de la même chose n'est pas forcément la meilleure
solution!
Par Meodis
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Mercredi 7 novembre 2007
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12:52
Un passant remarque un homme qui
tourne lentement autour d’un réverbère les yeux rivés au sol. Il l’interpelle et lui demande ce qu’il cherche. Il lui propose de l’aider à retrouver ses clés perdues. Au bout d’un moment, il
s’étonne et lui dit « c’est quand même bizarre qu’on ne les trouve pas, vous êtes sûr que vous les avez perdues là ? ». Et l’autre de répondre « Non, je les ai perdues là bas
dans le noir, mais il fait bien plus clair ici »..
N’avons-nous pas, nous-mêmes, trop tendance à chercher là où il fait jour, là où nous avons nos repères, parmi nos certitudes, ... renonçant, de fait, aux découvertes, aux
révélations, aux trouvailles qui nous attendaient dans le noir, dans le brouillard, dans l’inexploré, dans l’incertain ? Quitter la lumière, explorer la face cachée, apprivoiser
l’obscure clarté, expérimenter le côté obscur de la force, et revenir de l’ombre à la lumière, .. en rapportant de nouvelles clés !
Par Meodis
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Vendredi 19 octobre 2007
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10:08
D'abord établir la relation en douceur, mettre en confiance, un sourire, un regard
bienveillant, quelques mots qui caressent dans le sens du poil. Le cadre se met en place, le stress extérieur repasse la porte, il se fait comme une atmosphère à part. Le télèphone
est coupé, tout est calme.
L'accueil se poursuit par une invitation à la parole, une écoute attentive qui englobe toutes les réactions du
corps, une attention particulière aux signaux faibles. Ce qui pèse est maintenant sur la table. On peut travailler sur le corps du sujet.
Par touches successives, par le va et le vient d'un toucher verbal très doux, par des pressions prudentes là où ça
fait mal, le malaise ou la douleur s'expriment, remontent à la surface, s'apaisent. Les éléments se réarrangent par une alchimie secrète, l'énergie circule mieux, la respiration se fait plus
régulière, l'harmonie remplace la tension incrustée.
Il n'y a plus lieu de s'étendre. Tout est aligné. Le visage est détendu. Les yeux affichent une détermination
tranquille. L'ombre a cédé la place à la lumière. La séance est terminée.
Par Meodis
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Mercredi 10 octobre 2007
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11:12
A Gandhi qui assure que "nous devons être, nous mêmes, le changement que nous
souhaitons pour le monde", Albert Einstein répond qu' "aucun problème ne peut être résolu sans changer l'état d'esprit qui l'a engendré". Et Pierre Dac de mettre son grain de sel en prétendant que "il vaut mieux penser le changement que changer le pansement".