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Il suivait son idée. C’était une idée fixe et il était surpris de ne pas avancer. Jacques Prévert
Perdu les clés? Allons de l'ombre vers la lumière. Nous y verrons plus clair...
Pourtant quoi de plus obscur que la lumière? Elle nous fait croire à sa propre transparence, mais il suffit de la passer sur un prisme pour révéler la multitude des couleurs qui la composent. L'arc en ciel nous le rappelle en beauté.
Il y a 100 ans, les savants se sont battus quant à sa véritable nature: corpusculaire ou ondulatoire? Il y avait des preuves irréfutables pour les 2 hypothèses. On a finalement admis qu'elle possédait simultanément les 2 natures. Cette dualité interpelle notre rationalité trop exclusive. L'illusion d'optique peut s'étendre au delà du visible. L'arc en ciel nous le rappelle en beauté.
Prendre du recul, changer d'angle de vue, admettre qu'il y a des angles morts, solliciter l'éclairage des autres, c'est se donner les moyens d'aller au delà des apparences. Il peut être utile, également, de jouer de l'ombre pour mieux faire apparaître les contrastes.
Au fait, ce n'est peut être pas sous le lampadaire que nous avons perdu les clés.
La souffrance au travail n'a besoin ni de justification ni de légitimité pour se manifester. Elle n'est tout simplement pas de l'ordre de la raison. Juste ou pas juste, ce n'est pas la question.
Son développement est lié à une fragilité croissante des personnes soumises, dans notre société, au zapping pulsionnel, à la frustration marketée, à la pollution environnementale et alimentaire, mais aussi aux pratiques qui grandissent insidieusement dans les organisations. Sous l'apparence d'un discours plus humaniste que jamais, se glissent en effet une indifférence généralisée, une désinvolture de fond, une condescendance acendante, de vraies pourritures terrestres! Et derrière tout cela, une peur qui ne dit pas son nom.
C'est le bon terreau pour le stress, l'enfermement dans la solitude, l'épuisement professionnel, le harcèlement... Face à cette derive, certaines entreprises ont engagé une démarche courageuse de prévention primaire, acceptant que soit interpellés les modes de fonctionnement et l'organisation du travail. Et quelques unes vont jusqu'à se remettre en question...
Chacun porte un masque. Il correspond au rôle que nous jouons dans le jeu de société où nous sommes impliqués. Il est une protection parfois utile. Il est aussi un écran qui peut gèner la compréhension, la communication authentique, et aiguiller sur de fausses pistes. Il n'est qu'apparence et "masque" la vérité de qui nous sommes. Parfois, le même masque est porté de façon si permanente et depuis si longtemps que nous pouvons le confondre avec notre identité.
Le décalage peut se creuser entre qui nous sommes supposés être, qui nous voulons donner l'illusion d'être et qui nous sommes. C'est souvent à l'occasion d'un changement professionnel (mutation, prise de responsabilité, nouvel environnement, objectifs plus ambitieux) que la prise de conscience du grand écart se fait. Ce peut être la panique derrière un masque qui se fendille, ou simplement le constat que le masque n'est plus adapté à la situation.
Pour faire face, il faut retirer le masque, regarder dans le miroir, prendre en compte ce qui a changé en profondeur, dessiner un nouveau masque plus adapté et plus léger, procéder aux essais et corrections, et apprendre à fonctionner plus souvent à visage découvert. Pas facile à faire seul ! Heureusement nous pouvons faire appel à un coach...
Foin des heures passées devant l'ordinateur, fi des lunettes 3D... La réalité augmentée est à la portée naturelle de tout un chacun. Depuis toujours. Certes le mode d'emploi s'est un peu perdu, mais cela marche encore. C'est simple !
J'écoute avec tout mon corps, tout mon être, et pas seulement avec les oreilles. Je pose mon regard et je l'appuie en douceur sur la personne, sur le paysage, sur ce qui se donne à voir. Je respire lentement avec une confortable ampleur. Je déplace mon attention seulement après m'être rempli de ce sur quoi je l'avais placée. Avant de répondre, de réagir, je prends le temps d'une respiration. Je laisse passer, sans m'y arrêter, les commentaires ou jugements que mon mental me suggère. Au contraire, je me laisse pénétrer par le ressenti. Je lâche prise en somme. Je suis en relation. Pleinement...
La réalité m'apparait alors plus pleine, plus dense.. Je me sens relié totalement à cette réalité et la distance avec elle s'efface. Le sentiment d'unité que je ressens fait que je suis plus stable et serein. Le contretemps, la contrariété, l'agressivité ont moins de chances de m'affecter. Les idées sont plus claires. L'intuition plus forte. Les sons plus nets. Les couleurs plus vives et plus intenses. Tout semble prendre du relief. C'est la réalité augmentée!
Mon patron m'a demandé de dénoncer mon collègue, de faire un faux témoignage, de modifier le résultat d'une analyse, de camoufler la non conformité, de certifier des comptes falsifiés ou incomplets... Je me sens piégé: par éthique personnelle, par conscience, par simple respect de moi même, je voudrais dire "non".
Mais je sais ce que cela risque d'entraîner : représailles sournoises, coup d'arrêt sur ma carrière interne, perte de "confiance", mise à l'écart ou au placard, et, plus ou moins rapidement, la porte de sortie.. et, en même temps, un moral en berne, le sentiment d'insécurité, la menace sur les traites à rembourser, la peur du vide, l'impossibilité de me confier, et, par dessus tout, la difficulté lancinante à assumer mon manque de rigueur morale, mon jugement sur moi même. Je suis coincé! Je suis "planté" ! Que faire?
D'abord prendre conscience que le courage paie plus souvent qu'on ne croit. Un "non" formulé avec fermeté et assurance débouche souvent sur la révision d'une intention malsaine et même sur une appréciation réévaluée du collaborateur qui a su prendre le risque et qui évite à son patron une grosse "connerie".
Ensuite, ne pas attendre l'événement critique. Anticiper en ayant en permanence un "plan B": si je devais partir à brève échéance, quel serait mon projet alternatif? Un job comparable chez un concurrent (alors travailler son réseau dans le secteur), une création ou reprise d'entreprise (poser des jalons, étudier le marché, se former), un rêve dont la réalisation a toujours été repoussée (se préparer à négocier pour mieux changer de métier, de style de vie, de région, voyager)...
Le "plan B" ouvre sur des opportunités professionnelles et personnelles. Il ne sera peut être jamais mis en oeuvre mais évite en tous cas, en cas de trou d'air, de se contenter du "plan T"