Samedi 17 décembre 2011
6
17
/12
/Déc
/2011
18:37
La poule se savait coquette et avenante. Plus souvent qu'à son tour elle pondait son oeuf et jamais elle n'essuyait de reproches pour les coquilles. Elle
connaissait son métier sur le bout du bec et ne se creusait pas la tête à se demander qui de l'oeuf ou de la poule avait initié le système.
Maître renard, un renard civilisé et quasi apprivoisé, lorgnait sur cette chair fraîche et, remuant la queue qu'il avait fort belle, poussait son avantage. Il
avait même accumulé du grain à moudre pour qu'elle lui picore dans la patte. Las, la poule ignorait cette basse cour et refusait les avances de ce crâne d'oeuf.
L'attitude de ce félin félon changea, alors, du tout au tout. Il lui volait dans les plumes à toute heure pour des prétextes futiles et la harcelait de remarques
perfides. Malgré sa discrétion, car il pratiquait le plus souvent sans témoin, il dut venir au rapport.
Il expliqua, benoîtement, que l'on ne faisait pas d'omelette sans casser des oeufs, que ce volatile avait grand tort car la ponte avait perdu du rendement depuis
peu (on l'aurait parié !) et qu'il fallait bien un peu de pression pour faire repartir la production. Le grand ponte avala le boniment et repris sa position stratégique bien au dessus de cette
querelle de poulailler.
La poule cessa de pondre. Elle fut bientôt déclassée, requise pour une autre "fonction". A ce poste, les plumes n'étaient plus utiles, .. pas plus que la
vie.
Je remercie le corbeau qui, gardant quelque vieille rancune à Maître renard, m'a raconté cette histoire vraie.
Par Meodis
-
Publié dans : Risques psycho-sociaux
0
Lundi 22 novembre 2010
1
22
/11
/Nov
/2010
09:51
La souffrance au travail n'a besoin ni de justification ni de légitimité pour se
manifester. Elle n'est tout simplement pas de l'ordre de la raison. Juste ou pas juste, ce n'est pas la question.
Son développement est lié à une fragilité croissante des personnes soumises, dans
notre société, au zapping pulsionnel, à la frustration marketée, à la pollution environnementale et alimentaire, mais aussi aux pratiques qui grandissent insidieusement dans les organisations.
Sous l'apparence d'un discours plus humaniste que jamais, se glissent en effet une indifférence généralisée, une désinvolture de fond, une condescendance acendante, de vraies pourritures
terrestres! Et derrière tout cela, une peur qui ne dit pas son nom.
C'est le bon terreau pour le stress, l'enfermement dans la solitude, l'épuisement professionnel, le harcèlement... Face à
cette derive, certaines entreprises ont engagé une démarche courageuse de prévention primaire, acceptant que soit interpellés les modes de fonctionnement et
l'organisation du travail. Et quelques unes vont jusqu'à se remettre en question...
Par Meodis
-
Publié dans : Risques psycho-sociaux
0
Samedi 17 avril 2010
6
17
/04
/Avr
/2010
12:33
Il ne peut plus supporter de se taire et ... il ne peut pas parler ! Ce paradoxe est souvent attaché à celui qui est en souffrance au travail. Sans doute n'a t'il
pas été assez écouté et, surtout, entendu. Le stress, le malaise, le mal être, lui les ressentait de plus en plus fort, et il pensait que celà devait se voir. En tous cas, les mots ne
pouvaient pas traduire, avec suffisamment de pertinence, le trouble interne. Et parler, celà aurait été prendre un nouveau risque d'incompréhension, d'humiliation, de dévalorisation. Impossible
!
Parler ne veut rien dire. Mais ne plus rien dire, celà devrait parler ! Comment se fait il que ces signaux d'alerte n'aient pas
été détectés et pris en compte ? Ils étaient pourtant perceptibles, bien au dessus du bruit de fond. Après coup, en repassant le film, on en convient aisément. Alors ? Où se trouve le filtre ?
Pourquoi le décodeur n'est il pas branché ? Y a t'il insensibilisation ? Peut être n'a t'on pas voulu voir ? Comment se brancher sur la longueur d'onde de ceux qui souffrent ? Faut il déplacer le
curseur ?
Vite, il y a urgence ! D'épuisement en dépression, il s'est rapproché du gouffre... demain, il sera trop tard !
Par Meodis
-
Publié dans : Risques psycho-sociaux
0
Dimanche 14 février 2010
7
14
/02
/Fév
/2010
11:18
Suicides, stress, harcèlement moral, burnout, dépressions,
souffrance au travail : ces vingt dernières années, l’évolution des modes d’organisation du travail et de gestion des ressources humaines a dégradé le travail et les relations
sociales.
Face à cette montée des risques psychosociaux, Santé & Travail appelle les pouvoirs publics et les acteurs sociaux à prendre des mesures énergiques pour restaurer des
capacités d’expression et de débat dans les entreprises.
Voir le site http://www.sante-et-travail.fr
Par Meodis
-
Publié dans : Risques psycho-sociaux
0
Mercredi 4 novembre 2009
3
04
/11
/Nov
/2009
10:54
Il reste quelques semaines pour négocier un accord sur la prévention des risques psycho sociaux dans les entreprises de plus de
1000 salariés.. c'est court ! L'enjeu est énorme.. A cause de la pénalité financière en l'absence d'accord au 1er février 2010? Non, d'abord à cause de
la difficulté de négocier le dos au mur, acculé à l'échéance qui se prête à tous les chantages, confronté à la difficulté du sujet et au risque de prendre des
engagements impossibles à tenir, soumis à la pression psychologique des media, des salariés, des syndicats..
Une dépression de plus, un burnout, une tentative de suicide dans ce contexte, et tout peut basculer dans l'irrationnel et l'émotionnel.
Il faut prendre les devants et agir maintenant. Diagnostic, analyse, réflexion partagée, créativité, projet, négociation, accord. Besoin d'un conseil? Meodis!
Par Meodis
-
Publié dans : Risques psycho-sociaux
1